LES ARTS CLASSIQUES DU TAO

Ayant commencé la pratique des arts martiaux en 1964 par le judo, je découvre Bruce Lee et le Kung Fu Wu Shu, ce qui va m’amener à fonder le Karaté club de Bar Le Duc en 1972 où je vais apprendre le TAE KWON DO avec Serge BAUBIL et Le KARATE wado ryu avec un élève de Gilbert Gruss, Jean Luc Mami.

Ayant obtenu ma ceinture noire, je me croyais arrivé, alors que ce l’était que le début du chemin…

En 1983 grâce à Patrick SHAN, je rencontre Bernard Mathieu et maître HARADA, je découvre alors le KARATE SHOTOKAI qui rejoint les traditions d’Okinawa (et donc la Chine) et n’a rien à voir avec ce que j’avais appris précédemment.

harada

Je me rends compte de l’énorme différence qui existe entre la force brutale et le travail en subtilité de l’énergie (QI).

En 1984, je commence à enseigner le Qi Gong du professeur LEUNG KOK YUEN, dont j’ouvre le premier cours à Reims, qui m’amènera à fonder l’association JIN DING.

QI GONG 85

Rapidement je propose des cours de tai ji quan de style Chen, que je venais d’apprendre avec MING SHAN.

TAI JI

En 1995 ma route va croiser celle de GEORGES CHARLES qui deviendra son SIFU (maître et ami) dans la pratique du XING YI QUAN et du DAO YIN QI GONG, ainsi que dans l’étude de la diététique et du Feng Shui, devenant Membre et Confrère des Arts Classiques du Tao.

DIPLOME

 

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Je vais enseigner pendant plus de 30 ans et former les enseignants actuels de l’association tout en continuant apprendre auprès de Georges Charles, qui continue à venir à Reims chaque année depuis plus de 20 ans.

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À ce jour je pratique toujours pour mon plus grand bien le Qi Gong est une branche importante de la médecine traditionnelle chinoise au même titre que l’acupuncture la pharmacopée ou le tuina.

Indépendamment du bien-être que cela procure cette pratique est indispensable à toute personne qui désire soigner les autres de quelque manière que ce soit.

Voir à ce sujet l’article que j’ai écrit il y a quelques années :

DAO YIN QI GONG, REIKI, MAGNETISME…LES TROIS RAYONS DU SOLEIL PRIMORDIAL)

maitre_wu_tunanLe DAO YIN FA, ancienne appellation du QI GONG, indique les « techniques de nutrition de la voie ; son origine liée à la médecine traditionnelle chinoise et au taoïsme, le fait remonter à plus de 4500 ans. Dans la médecine chinoise, il existait une branche chamaniste ZHOU YU KE, utilisant différentes techniques : talismans, mantras, invocations, prières, le chaman étant le lien entre le ciel et l’homme. Mis à part la méthode Zhu You, la médecine chinoise dispose d’un certain nombre de méthodes, regroupées sous le terme générique de DAO YIN, qui comprend:

– les conseils donnés par le praticien au cours de son entretien avec le patient

– les massages (An Mo), qui sont considérés comme un dérivé du Qi Gong,

– les QI GONG : exercices méditatifs, immobiles (Nei Qi Gong) ou actifs, composés de mouvements (Wai Qi Gong)

A l’instar du Yoga, le « Qigong » classique ne se limite donc pas à une gymnastique « douce » ou à un simple moyen d’entretenir la santé.
Il doit permettre, comme le précisent certains textes anciens de « Nourrir le corps, développer les sens et éveiller l’esprit pour parvenir à autre chose »
Il s’agit donc bien d’une pratique physique, énergétique et spirituelle.
Il est simplement dommage, comme le remarquait déjà le Prince de Huainan, il y a deux mille deux cents ans dans son « Traité du Huainan »que cette dernière partie soit le plus souvent oubliée ou négligée :

« Prenez garde surtout de ne pas vous égarer en vous mettant à la suite de faux prophètes des écoles farfelues où l’enseignement contre nature est proposé par des fous dont la conduite et les principes ne valent pas qu’on y donne même une pensée. Méfiez vous particulièrement des gymnastes du Tao. Ils ne connaissent que les postures, ils appliquent là l’Art du Coeur selon un schéma purement corporel. Là où il faut entendre la circulation parfaite à travers le corps des souffles du Ciel et de la Terre, ils entendent les échanges entre l’appareil respiratoire de l’homme et l’air extérieur. Tout le reste de leurs exercices physiques est prescrit dans la même optique insuffisante. Nous savons bien que Wang Kiao et Tche Song Tseu pratiquaient cette gymnastique du Tao, mais eux ne s’en tenaient pas là. Ils y adjoignaient l’art d’entretenir le souffle et d’éveiller l’Esprit Authentique, qui lui donne son véritable sens. Ceux qui veulent s’enliser dans la pratique uniquement corporelle n’ont qu’à suivre ces gymnastes, libres à eux ! Nous leur disons simplement que les Hommes Réalisés) n’ont pas pratiqué cette voie là. »

« Donc dans la notion de la circulation de l’énergie en médecine taoïste, l’individu peut de lui-même renforcer cette énergie circulante et traiter lui-même, et sans l’intervention des aiguilles, toutes les maladies qui peuvent l’atteindre. Il semble que le traitement par les aiguilles d’acupuncture ne soit réservé qu’à ceux qui n’ont pas ce pouvoir. Le Maître acupuncteur remplace donc, avec ses aiguilles et par le jeu de la pensée, ce qu’un taoïste initié pourrait accomplir par lui-même et sans l’intervention matérielle des aiguilles. ».

Traité de Médecine Chinoise, Docteur Chamfrault

Cette optique tend à restituer au « Qigong » sa vocation originelle simplement définie par trois constantes : entretien de la vie du corps ou nutrition corporelle (Yang Xing); développement de l’énergie vitale ou accroissement du potentiel interne de santé (Yang Qi); éveil de l’esprit ou ouverture intellectuelle et spirituelle (Yang Shen) il convient alors simplement de différencier les effets de la pratique régulière du « Qigong » qui, en réalité, ne sont que des moyens, de la recherche consciente d’un aboutissement spirituel qui utilise ces moyens fournis par la pratique.

Selon Georges Charles, une autre image est fournie par les Maîtres et praticiens du « Dao yin Qigong » de l’Ecole du Ling Pao Ming (Clarté du Joyau Magique).

Dans l’Art du tir à l’arc il est nécessaire qu’il existe plusieurs éléments : un tireur, un arc, une flèche, une cible. Le tireur est le pratiquant. L’arc représente les techniques utilisées : postures, mouvements, enchaînements. L’arc représente également l’effort (Gong) ou le travail à accomplir pour atteindre le but. La flèche symbolise l’énergie vitale (Qi) qui relie le tireur à l’arc et à la cible. Cette énergie est à la fois innée (comme le souffle inconscient) et acquise (comme le souffle conscient ou contrôlé). La cible symbolise l’intention, le vouloir (Yi) qui anime le tireur, donc le pratiquant.L’intention ou le vouloir (Yi) est quelque chose de simple, de direct, presque de viscéral et de non réfléchi. Le centre de la cible est le « miroir de l’esprit » (Shi Shen) qui unifie le tout, tireur, arc, flèche, cible, but. Il représente la conscience ordinaire. Mais, tout cela n’est rien tant que le tir n’a pas été effectué puisqu’il constitue à la fois une libération et un accomplissement. Ce tir, ou mouvement vers le but, est plus important que le but lui-même car la cible n’a de réelle valeur que lorsque la flèche atteint le centre. Le tir, pourtant essentiel, représente la conscience spirituelle (Yuan Shen) ayant réalisé l’harmonie dans l’unité entre les divers éléments. Bien que dépendant de chacun d’entre eux, il dépasse de loin leur ensemble. Si le tir était ajusté la flèche ne pouvait, en effet, qu’atteindre le centre de la cible. C’est ce qui différencie le sport du « Qigong » !

YIN et YANG étant complémentaires et opposés, le fait de renforcer l’interne permet de protéger l’externe, ce QI GONG dit « externe » comprend lui-même une forme YIN, le patient pratique lui-même un exercice et YANG le praticien intervient pour renforcer le QI du patient, de manière directe (énergie du thérapeute) ou indirecte (canal ou lien avec le « CIEL »).

Le mot QI GONG recouvre un sens beaucoup plus large que celui d’exercice. Les chinois utilisent également ce terme à propos de techniques spectaculaires de « casse » ou de résistance à la douleur. Ils disent aussi qu’un « maître de QI GONG » peut effectuer des échanges de QI avec ce qui l’entoure (« embrasser l’arbre »), ou soigner un malade à distance, sans le toucher, etc… Dans ce cas, il s’agirait d’un « transfert d’énergie » du praticien au malade, plus que d’un « canal d’énergie » tel que décrit à propos des traitements par la Foi (manifestation de Wu Yi Shi à travers l’homme), que certains grands ÊTRES sont capables de mettre en place : saints, prophètes, avatars, comme actuellement AMMA ou MERE MEERA.

« Je donne la lumière à chaque partie de votre être….Vous pouvez recevoir la lumière n’importe où et à tout moment…ouvrez-vous à elle sans tarder… »Mère MEERA

 

Le MAGNETISME entre dans la catégorie appelée en chinois « maîtres de Qi Gong ». Ce « travail du QI » consiste en l’acquisition d’une capacité d’influence sur les phénomènes environnants, les exercices apparaissant comme le moyen de maîtriser le QI pour développer ces pouvoirs, liés aux potentialités du Hun et du Po, et qui peuvent donner des capacités sensorielles, physiques et psychiques hors du commun (clairvoyance, clair audience, magnétisme, etc.) .A noter toutefois que la recherche de « pouvoirs » peut être dangereuse dans la pratique et selon le Pr LEUNG KOK YUEN cela peut entraîner des pathologies graves nommées ZHOU HUO RU MO « laisser échapper le feu et entrée du démon. »

Un bon magnétiseur doit prendre conscience qu’il n’est qu’un instrument de guérison, un récepteur qui capte l’énergie pour la rediriger sur le malade, il n’est en aucun cas l’auteur de la guérison. Pour les soins, il peut se servir de ses mains, de son souffle, mais aussi de sa force pensée. Pour obtenir le maximum d’effets, il doit s’astreindre à une vie équilibrée, respectant des principes d’hygiène physique : nourriture saine et équilibrée, absence de tabac et alcool, exercices fréquents et non violent, contact avec la nature,

Et mentale : absence de jugements et de critiques, vivre dans le calme et l’harmonie, à l’abri du bruit, profiter de l’instant présent, pratiquer une forme de méditation calme ou prière

Mais par-dessus tout il ne doit pas être attaché à l’argent.

Une âme saine dans un corps sain ; ou commencer par se transformer et travailler sur soi avant d’aider les autres : « Mieux vaut être sur la berge pour tirer les autres hors de l’eau. »

 

Le REIKI (à noter que KI en japonais et QI en chinois ont le même idéogramme et la même signification) est une pratique énergétique japonaise stimulant les mécanismes naturels d’auto guérison du corps et de l’esprit. Il prend ses sources dans les grandes traditions orientales (Bouddhiste, Taoïste, Shintoïste) tant sur un plan psychique, physique, qu’énergétique.IL aurait été inventé e par MIKAO USUI (1862-1926), moine japonais qui a mis au point une méthode de guérison holistique de par transmission pas les mains d’une énergie de vie universelle. Cette méthode transmise de « maître » à disciple, fait l’objet de plusieurs niveaux d’initiation avec utilisation de symboles (symboles Reiki en visualisation), de mantras (symboles auditifs) de moudras de la méditation (position des mains dans la signification : imposition des mains sur le corps) et de différentes « ondes de forme », que l’on pourrait comparer à des talismans tout cela est transmis sous forme d’un rituel sacré.
Malheureusement cette technique, tout comme le magnétisme et le Qi gong aujourd’hui, font l’objet pour certains pseudo maîtres de dérives (on trouve sur internet des cours par correspondance) où l’on demande très cher pour initier le disciple ; l’argent et la recherche de domination vont engendrer les « pertes de pouvoir » !!!

Point n’est besoin de payer très cher, la relation entre le SIFU ou SENSEI (traduite à tort par Maitre) et son élève, devrait être un peu comme dans le compagnonnage, une relation d’aide, de partage et amitié. Et comme on transmet les techniques pour couper le feu dans la nuit de Noël, ces transmissions se font en toute intimité et simplicité, et sans versement de sommes astronomiques.

UN DON DU CIEL se transmet mais ne se monnaye pas.

Il est à noter que ces différentes « méthodes » ne sont que la même émanation d’une science ancestrale qui réunissait théurgie, alchimie, astrologie, géobiologie (ou Feng shui), médecine, etc. …et dont on retrouve une source identique dans l’Egypte pharaonique, l’Inde, le Tibet ou la Chine.(lors d’une mission humanitaire au BENIN avec HUMANITRAD, j’ai découvert que Vaudoon et Taoïsme avaient d’étranges similitude.)

Ayant moi-même pratiqué et enseigné le Qi Gong depuis plus de 20 ans, reçu la formation de différents professeurs reconnus, j’ai compris à travers l’initiation d’un grand guérisseur, qu’il fallait par-dessus tout rester humble et simple, si l’on veut être tout simplement canal de cette énergie de guérison. Peut importe le nom que l’on lui donne, le rôle du médecin n’est-il pas de soulager son patient et de le mener sur la VOIE.
Arrêtons de dire que le REIKI et telle méthode est supérieure aux autres, unissons nos forces pour le bien être de tous.

GEORGES MARIE MELIN

« Le mot Dieu parait destiné à exprimer l’idée de la force universelle et éternellement active qui imprime les mouvement à tout dans l’univers suivant les lois d’une harmonie constante et admirable ».

Citoyen Charles François Dupuis, Membre de l’Institut. An III de la République.

Il suffit de remplacer le mot Dieu par Tao ou par le Nom de l’Eternel, du Prophète, du Très Haut ou Celui qu’Il vous plaira de citer pour que l’Etre Humain comprenne, enfin, cette réalité simple.
Il y a quelque chose là haut et peu importe son nom. Cette « force universelle » est là pour réaliser l’harmonie et non pour nous diviser sur l’incompréhension de son nom.
Georges Charles